Le transversal

Géopolitique et guerre économique
Jean-François Fiorina s’entretient avec Ali Laïdi

 » En conclusion, quels conseils donneriez-vous tant à des chefs d’entreprise qu’à des étudiants, pour les sensibiliser à la guerre économique et les convaincre que la géopolitique leur sera utile dans leurs activités professionnelles ?

En préambule, je dirais qu’il y a un problème majeur d’adaptation de nos élites à relever les défis contemporains.

Durant leur formation, on répète aux élèves qu’ils sont les meilleurs. Mais si c’est le cas, ils ne le sont qu’à l’intérieur du système français.

Or la compétition aujourd’hui est bel et bien mondiale. Et leurs concurrents utilisent des techniques et obéissent à des logiques qui n’ont rien à voir avec ce qui est enseigné dans un système français, lequel apparaît figé et dépassé à bien des égards.

Nos élites doivent au contraire prendre conscience qu’elles sont dans une configuration du faible au fort, et que ce sont elles les faibles !

C’est la condition sine qua non pour trouver les stratégies de contournement dont nous avons besoin pour nous remettre dans la course.

Nous avons des atouts mais manquons de réalisme. Il a donc une mue à opérer.

Pour répondre à votre question, il n’est pas possible aujourd’hui d’exercer une activité professionnelle à l’échelon international, dans quelque domaine que ce soit, sans avoir un solide bagage de culture générale et a fortiori, de géopolitique.

Il ne suffit pas de fabriquer les produits les plus performants ou les plus séduisants.

Encore faut-il prendre en considération le contexte dans lequel ils vont être vendus ou fabriqués, tenir compte de l’ensemble des paramètres sociaux et culturels qui peuvent considérablement évoluer d’un lieu à un autre.

Il faut en outre bien comprendre que notre monde – que cela nous plaise ou non – est fait de concurrence, d’affrontements, de différences qui font aussi sa richesse et sa diversité.

Oui, le monde est pluriel et ne ressemble pas forcément à celui au sein duquel nous avons été élevés.

Oui, nous devons ouvrir les yeux sur les réalités du monde, sortir de notre perception ethno-centrée des choses.

Oui, les entrepreneurs doivent réapprendre à faire de la géopolitique, d’abord pour rester connectés avec les réalités du monde, s’adapter si nécessaire et aussi savoir anticiper le cas échéant.
Ce qui signifie également réapprendre à penser sur le temps long et sur un mode stratégique.
Ce sont là des impératifs, non seulement pour remporter les défis d’aujourd’hui et de demain, mais aussi simplement pour survivre.  »

lien

Commentaire :

Qui ne jour est considéré par la morale populaire comme responsable du temps long ? de la stratégie etc.

Pourquoi demander aux entreprises sinon pour en tirer des revenues ? L’état Oui mais le constant est que cette posture n’a plus de fondement, quand l’état providence décroit.

 

N’est ce pas plutôt l’affaire de tous de se projeter maintenant ?

Ceci on se considérant comme citoyen du monde et sans se servir de son statut ,avantageux, national (ici pour l’auteur du blog) d’un pays riche…

 

 

 

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